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CONSEILS PRATIQUES : conseils juridiques

 

Quelques informations sur le SMIC
Quelques informations sur la préretraite progressive
Quelques informations sur la préretraite contre embauche
Quelques informations sur la préretraite totale
Quelques généralités sur le contrat de travail
Quelques informations sur la durée du travail
Licenciement pour faute
Le congé paternité
Quels sont les droits d'un candidat lors d'une embauche ?
Qu’est-ce qu’un essai professionnel ?








 

 

 

 

 

Quelques informations sur le SMIC

Le Salaire minimum interprofessionnel de croissance, plus couramment appelé SMIC, correspond à un salaire horaire en dessous duquel, légalement, aucun salarié ne doit être payé.      

 

Un peu d’histoire

La loi du 11 février 1950, rétablissant la liberté des salaires, a permis la création du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti). Le SMIG a été remplacé en 1970 par le SMIC (loi n° 70-7 du 2 janvier 1970).

Le SMIC permet aux salariés dont les rémunérations sont les plus faibles d’assurer la garantie de leur pouvoir d’achat. En effet, le SMIC évolue constamment, en fonction :

  • de la croissance économique : revalorisation obligatoire chaque 1er juillet
  • du coût de la vie. Au cours d’une année, si l’indice des prix à la consommation atteint une hausse d’au moins 2 %, le SMIC est automatiquement augmenté, dans les mêmes proportions.

Enfin, le gouvernement peut décider d’augmenter le SMIC, à n’importe quelle période de l’année.

 

 

Cas particuliers

Aucun salarié ne doit être payé en dessous du SMIC. Il existe toutefois quelques cas particuliers. Certaines catégories de salariés subissent un abattement sur le SMIC, comme, par exemple :

  • les jeunes de moins de 18 ans possédant moins de 6 mois de pratique professionnelle
  • les apprentis
  • les jeunes en stage de préformation
  • les travailleurs handicapés.

 

 

Les montants du SMIC (valables depuis le 1er juillet 2003)

La revalorisation annuelle du SMIC au 1er juillet s'élève à 2,4%.

  • SMIC horaire...................................... 7,19 €
  • SMIC mensuel................................... 1.090,48 €
    (rémunération brute calculée sur la base de 35 heures par semaine, soit 151,67 heures travaillées par mois)
  • SMIC mensuel................................... 1.227,55 €
    (rémunération brute calculée sur la base de 39 heures par semaine, soit 169 heures travaillées par mois).
 

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PRÉRETRAITE

Quelques informations sur la préretraite progressive

 

L’Etat a mis en place plusieurs systèmes de préretraites accessibles aux salariés âgés. La préretraite progressive concerne les salariés âgés de plus de 55 ans qui souhaitent transformer leur emploi à temps complet en emploi à temps partiel.La préretraite progressive fait l’objet d’une convention signée entre l’employeur et la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. La signature de cette convention permet ensuite au salarié, qui doit également y adhérer individuellement, de percevoir, en compensation du mi-temps non travaillé, une indemnité versée par l’Etat.En contrepartie, l’employeur doit procéder à des embauches compensatrices de demandeurs d’emploi ou diminuer le nombre de licenciements économiques prévus.   



 

Quelles conditions pour bénéficier de la préretraite progressive ?

Un salarié peut bénéficier de la préretraite progressive si :

  • il est âgé de plus de 55 ans et de moins de 65 ans. Attention, les salariés âgés de 60 ans et plus ne doivent pas justifier des 160 trimestres validés au titre de l’assurance vieillesse ;
  • il justifie d’au moins un an d’ancienneté à temps complet dans l’entreprise ;
  • il a appartenu, au moins 10 ans, à un ou plusieurs régimes de sécurité sociale au titre d’emplois salariés ;
  • il occupe un emploi à temps complet ;
  • il est physiquement apte à occuper un emploi ;
  • il n’est pas chômeur saisonnier ;
  • il n’est pas en mesure de recevoir une pension de vieillesse pour inaptitude ;
  • il n’a pas d’autre activité professionnelle.



Quelle rémunération en cas de préretraite progressive ?

Le salarié en préretraite progressive reçoit une rémunération de son employeur, correspondant à son activité à temps partiel. Une allocation lui est versée en complément par les ASSEDIC. Depuis le 1er janvier 2002, cette dernière ne peut pas être inférieure à 13,24 € par jour.

Le montant de l’allocation correspond à :

  • 30 % du salaire de référence, dans la limite du plafond de la sécurité sociale (2.352 € / mois depuis le 1er janvier 2002).
  • 25 % de ce salaire au-delà, dans la limite de deux fois ce plafond (soit 4.704 €).

L’allocation complémentaire est versée au plus tard jusqu’aux 65 ans du salarié, tant qu’il ne remplit pas les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

En revanche, si le salarié augmente la durée de son travail chez son employeur, ou s’il reprend une activité professionnelle complémentaire, l’allocation des ASSEDIC est suspendue.

Enfin, si le salarié perd son emploi, il peut bénéficier de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).

 

 

De la préretraite progressive à la retraite

Deux cas de figures se présentent :

  • Si le salarié bénéficie d’un contrat de travail conclu avant le 1er mai 1990, il percevra l’allocation de préretraite progressive tant qu’il sera salarié à mi-temps de l’entreprise, et au plus tard jusqu’à ses 65 ans.
  • Si le salarié bénéficie d’un contrat de travail conclu depuis le 1er mai 1990, il percevra l’allocation de préretraite progressive tant qu’il sera salarié à mi-temps, qu’il sera âgé de moins de 65 ans et qu’il ne justifiera pas d’un nombre suffisant de trimestres de cotisations "assurance vieillesse" lui permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein.

 

 

Le petit plus de Centremploi.com

En cas de passage en préretraite progressive, un avenant écrit au contrat de travail doit préciser la durée du travail, les périodes de travail et la répartition des heures, le montant et le mode de calcul de la rémunération mensuelle et les conditions de modification des heures de travail.

 

Pour en savoir plus

Adressez-vous aux représentants du personnel, à la Direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et aux ASSEDIC.


Sites Internet

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PRÉRETRAITE

Quelques informations sur la préretraite contre embauche

La préretraite contre embauche, plus couramment appelée ARPE, est actuellement accessible jusqu’au 1er janvier 2003 pour les salariés nés en 1942 ou avant. Elle leur permet de cesser leur activité avant 60 ans tout en bénéficiant d’une allocation de remplacement pour l’emploi (ARPE).C’est le salarié qui doit faire la demande de départ en ARPE auprès des ASSEDIC. Le départ en ARPE est une démarche individuelle et ne fait pas l’objet d’une convention signée entre l’Etat et l’employeur. En revanche, quand des salariés partent en ARPE, l’employeur s’engage à embaucher des demandeurs d’emploi.   

 

Quelles conditions pour bénéficier de l’ARPE ?

Pour pouvoir prétendre à partir en préretraite contre embauche, le salarié doit :

  • être né en 1942 ou avant,
  • totaliser au moins 160 trimestres validés au titre de l’assurance vieillesse,
  • justifier d’au moins 12 années d’affiliation à l’assurance vieillesse,
  • justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise,
  • ne pas bénéficier d’un autre dispositif de cessation d’activité (préretraite progressive exclue)

Le salarié souhaitant arrêter son activité en adhérant à l’ARPE peut en bénéficier à compter du 1er jour du mois suivant son 58e anniversaire. Par exemple, si vous êtes né le 11 juin 1942, vous pouvez adhérer à l’ARPE à partir du 1er juillet 2002.

 

 

Quelles sont les démarches à suivre pour bénéficier de l’ARPE ?

Demande de dossier

Il faut s’adresser à l’ASSEDIC dont dépend l’entreprise, au plus tôt trois mois avant la date où les conditions pour partir sont réunies.

L’ASSEDIC vous remet alors un dossier de demande de départ en ARPE comprenant la liste des pièces justificatives à fournir, la demande d’attestation de carrière à envoyer à la caisse de retraite, la lettre préétablie de demande de cessation d’activité et les lettres préétablies d’acceptation ou de rejet par l’employeur.

Quand le salarié a complété son dossier, il doit l’adresser à son employeur en lettre recommandée avec accusé de réception (ou lui remettre en main propre contre signature d’une décharge).

 

La décision de l’employeur

L’employeur dispose d’un mois pour vous informer de sa décision. Il a la possibilité de reporter ou de refuser le départ du salarié en ARPE.

  • Accord de l’employeur

    Dans ce cas, l’employeur doit compléter le dossier et le retourner aux ASSEDIC, qui dispose alors d’un délai de 15 jours pour vérifier si les conditions sont remplies et pour informer le salarié.

    La cessation d’activité du salarié intervient alors dans les deux mois qui suivent la décision de son employeur. La date du départ est déterminée en accord entre l’employeur et le salarié, et est indiquée dans la lettre d’acceptation. Dans le cas d’un départ en ARPE, il n’y a pas de préavis à effectuer.

  • Report ou refus de l’employeur

    Dans ces deux cas de figure, l’employeur doit informer directement le salarié et les ASSEDIC.

    S’il refuse le départ en ARPE, il doit indiquer au salarié si sa décision est ferme et définitive. En effet, il est possible que l’employeur décide de reconsidérer sa décision. Dans ce cas, il doit préciser au salarié dans quels délais celui-ci peut renouveler sa demande.

    Si l’employeur décide de reporter le départ en ARPE, il doit indiquer au salarié la durée de ce report.

 

 

Quel sera le montant de l’ARPE ?

Le montant de l’allocation de remplacement pour l’emploi correspond à 65 % de l’ancien salaire brut du bénéficiaire. Le salaire brut est calculé sur les 12 derniers mois d’activité, dans la limite de 9.408 € par mois.

Attention ! L’allocation ne peut pas être inférieure au montant de l’allocation spéciale du FNE, c’est-à-dire 26,49 € par jour (chiffres définis au 1er janvier 2002).

 

Indemnité de départ

Le salarié cessant son activité dans le cadre de l’ARPE bénéficie également d’une indemnité de départ, correspondant à l’indemnité de départ à la retraite à l’initiative du salarié. Rappelons que cette dernière est calculée sur la base de l’ancienneté acquise au moment de la rupture du contrat de travail.

 

De la préretraite contre embauche à la retraite

Dès vos 60 ans, le versement de l’allocation de remplacement pour l’emploi est suspendu au profit du versement d’une pension de retraite à taux plein. La pension de retraite est attribuée à compter du 1er jour du mois suivant le 60e anniversaire.

 

 

Le petit plus de Centremploi.com

Si vous reprenez une activité rémunérée alors que vous êtes bénéficiaire de l’ARPE, votre allocation sera suspendue. En cas de perte de votre activité, le versement de l’allocation sera repris. C’est le fonds paritaire d’intervention qui assure le versement des ARPE.

 

 

Pour en savoir plus

Adressez-vous aux représentants du personnel, à la Direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et aux ASSEDIC.



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PRÉRETRAITE

Quelques informations sur la préretraite totale

Dans le cadre d’un plan social, votre employeur a la possibilité de signer avec l’Etat une convention d’allocation spéciale du Fonds national de l’emploi (FNE).

Toutefois, pour partir en préretraite totale, le salarié doit également adhérer personnellement à cette convention d’allocation spéciale FNE et remplir certaines conditions.   



 

Quelles conditions pour bénéficier de la préretraite totale ?

Vous pouvez bénéficier de la préretraite totale si :

  • votre employeur a signé une convention avec l’Etat ;
  • vous faites l’objet d’un licenciement pour motif économique et vous êtes déclaré non susceptible d’être reclassé ;
  • vous êtes âgé d’au moins 57 ans à la fin du contrat de travail (ou 56 ans à titre exceptionnel). Si vous êtes âgé de 60 ans et plus, vous ne devez pas bénéficier d’une retraite à taux plein, c’est-à-dire de justifier de vos 160 trimestres ;
  • vous avez appartenu au moins 10 ans à un ou plusieurs régimes de sécurité sociale au titre d’emplois salariés ;
  • vous avez au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise ;
  • vous n’êtes pas chômeur saisonnier ;
  • vous n’êtes pas en mesure de recevoir une pension de vieillesse pour inaptitude ;
  • vous n’avez pas d’autre activité professionnelle.

 

Quelle rémunération en cas de préretraite totale ?

Vous touchez une allocation versée par le FNE. Cette allocation correspond à :

  • 65 % de votre salaire de référence, dans la limite du plafond de la sécurité sociale (2.352 € / mois – chiffres au 1er janvier 2002).
  • 50 % de ce salaire au-delà, dans la limite de deux fois ce plafond (soit 4.704 €).

A noter que l’allocation FNE est au moins égale à 26,49 € par jour (chiffres au 1er janvier 2002).

L’allocation FNE vous sera versée jusqu’à vos 60 ans, voire même jusqu’à vos 65 ans au maximum si vous ne pouvez pas bénéficier de la pension de retraite avant cet âge.

Si vous reprenez une activité rémunérée, votre allocation sera suspendue. Elle reprendra quand vous arrêterez cette activité, même si vous démissionnez. Sachez toutefois que si vous reprenez une activité professionnelle et que votre temps de travail ne dépasse pas 16 heures par mois, le montant de l’allocation sera simplement réduit (sous certaines conditions).



Indemnité de départ en préretraite totale

Si vous choisissez de partir en préretraite totale, vous toucherez une indemnité de départ. Toutefois, une partie de cette indemnité sera prélevée pour alimenter le FNE.

Ce prélèvement correspond à la différence entre l’indemnité conventionnelle de licenciement et l’indemnité de départ à la retraite (ou encore l’indemnité légale de licenciement). Le prélèvement ne peut pas être supérieur à 40 fois le salaire journalier moyen si vous êtes âgés de plus de 57 ans (ou 45 fois le salaire journalier moyen si vous êtes âgés de 56 ans).



De la préretraite totale à la retraite

A l’âge de 60 ans, si vous justifiez d’un nombre suffisant de trimestres de cotisations "assurance vieillesse", votre allocation FNE s’arrête et est remplacée par la pension de retraite à taux plein.

En revanche, si vous ne justifiez pas d’un nombre suffisant de trimestres de cotisations et que vous ne pouvez pas prétendre à la retraite à taux plein, vous continuez à bénéficier de l’allocation FNE jusqu’à ce que vous puissiez avoir une pension de retraite à taux plein (au plus tard jusqu’à 65 ans).

Enfin, dernier cas de figure, vous êtes âgé de plus de 60 ans, vous totalisez plus de 150 trimestres de cotisations, mais vous ne pouvez pas encore bénéficier d’une retraite à taux plein. Il est possible d’obtenir les pensions de retraite auxquelles vous avez droit, tout en continuant à percevoir une fraction de l’allocation FNE en complément, jusqu’à votre 65e anniversaire.

 

 

Pour en savoir plus

Adressez-vous aux représentants du personnel, à la Direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et aux ASSEDIC.


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Quelques généralités sur le contrat de travail
Un contrat de travail est une convention par laquelle une personne, le salarié, s’engage à travailler pour le compte et sous la direction d’une seconde personne, l’employeur, moyennant une rémunération, le salaire.   

 

Dispositions générales

L’article L 121-1 du code du travail définit les dispositions générales du contrat de travail. Il est ainsi précisé que le contrat de travail écrit doit être rédigé en français. Si le salarié est étranger, une traduction du contrat peut être rédigée par le salarié, à sa demande. En cas de litige, les deux contrats feront foi devant la justice.

Autre précision apportée par l’article L 121-1 : si l’emploi faisant l’objet du contrat est désigné par un terme étranger ne possédant pas d’équivalence en français, il faut que le contrat comporte une clause expliquant ce terme étranger.

 

Contrat écrit ou contrat oral ?

Le contrat de travail est généralement un acte écrit, même si cela n’est pas imposé par la loi. En revanche, il existe certains cas où le contrat doit obligatoirement être écrit : contrat à durée déterminée, contrat de travail temporaire, contrat de formation en alternance…

S’il n’existe pas de contrat écrit, l’employeur doit remettre au salarié un exemplaire de la déclaration unique d’embauche. C’est grâce à ce document et à un bulletin de salaire que le salarié pourra prouver son appartenance à l’entreprise.

 

 

Obligations des parties dans le cadre d’un contrat de travail

Le contrat de travail va garantir des droits et entraîner des obligations, tant pour le salarié que pour l’employeur.

Ainsi, l’employeur doit :

  • fournir du travail au salarié dans le cadre de l’horaire de travail prévu,
  • verser une rémunération correspondant au travail fourni,
  • respecter la législation sociale et les conventions et accords collectifs applicables dans l’entreprise.

Le salarié doit :

  • effectuer le travail demandé, en respectant les consignes de son employeur,
  • respecter ses horaires de travail,
  • respecter les clauses de son contrat, le règlement intérieur, la convention collective,
  • ne pas faire de concurrence déloyale à son employeur.

 

Contenu du contrat de travail

Le contrat de travail comporte des informations essentielles, fixant les relations entre le salarié et l’employeur comme, par exemple :

  • les coordonnées de l’entreprise,
  • la date d’embauche,
  • le lieu de travail,
  • la fonction occupée,
  • la rémunération prévue,
  • la durée de la période d’essai éventuelle,
  • le délai de préavis,
  • la clause de non-concurrence éventuelle.

 

Différents types de contrats

Le contrat de travail est normalement conclu pour une durée indéterminée. On parle alors de CDI. Par définition, il ne comporte pas de date de fin. En revanche, il peut être rompu sur l’initiative de l’employeur (licenciement) ou sur l’initiative du salarié (démission). Le CDI peut être un contrat verbal.

Il arrive, dans des cas très précis, de conclure des contrats de travail pour une durée déterminée : contrat d’apprentissage, contrat d’orientation, contrat à durée déterminée, contrat de travail temporaire…

Le recours à un contrat à durée déterminée (CDD) est très réglementé.

 

 

Le petit plus de Centremploi

  • Qu’est-ce qu’une clause de non-concurrence ?

    La clause de non-concurrence est définie par la jurisprudence, aucune disposition législative n’existant à ce sujet.

  • Un contrat de travail peut contenir, a priori, une clause de non-concurrence qui doit :

    • être limitée dans le temps et / ou dans l’espace,
    • être limitée quant à la nature des activités interdites,
    • être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise.

 

 

Pour en savoir plus

 

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Quelques informations sur la durée du travail

Les informations ci-dessous sont tirées du code du travail.

Il existe des cas particuliers définis par la loi, comme par exemple la réglementation du travail des apprentis. De plus, des accords ou conventions collectives, ou des accords ou conventions d’entreprises, peuvent fixer des horaires de travail plus favorables que la loi.

 

Durée légale du travail (Article L 212-1 du code du travail)

La durée légale du travail est fixée à 35 heures hebdomadaires.

 

Heures supplémentaires (Article L 212-5 du code du travail)

Heures effectuées au-delà de la durée légale du travail.

Les heures supplémentaires sont décomptées à partir de la 36ème heure travaillée.

 

Heures complémentaires (Article L 212-4-3 du code du travail)

Heures effectuées par un salarié à temps partiel au-delà de la durée de travail fixée dans son contrat de travail. Le nombre d’heures effectués par un salarié à temps partiel au cours d’une même semaine ou d’un même mois ne peut être supérieur au 10e de la durée habituelle du travail prévue dans le contrat de travail. Il est également prévu que " les heures complémentaires ne peuvent avoir pour effet de porter la durée du travail effectuée par un salarié au niveau de la durée légale du travail (…) ".

 

Temps de travail effectif (Article L 212-4 du code du travail)

Est appelé également temps de travail réel. La durée du travail effectif est le " temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur, et doit se conformer à ses directives, sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles ".

 

Travail de nuit

La période légale du travail de nuit est de 21 heures à 6 heures du matin.

(Article L 213-1-1 du code du travail)

En cas de travail de nuit :

Durée maximale quotidienne de travail..........................................................................8 heures

Durée maximale hebdomadaire, en moyenne sur 12 semaines consécutives..................40 heures

(Article L 213-3 du code du travail)

 

La durée maximale du travail

Durée maximale journalière de travail............................................................................10 heures

(Article L 212-1 du code du travail)

Durée maximale hebdomadaire de travail.......................................................................48 heures

Durée maximale hebdomadaire, en moyenne sur 12 semaines consécutives....................44 heures

(Article L 212-7 du code du travail)

 

Le repos

Repos quotidien.................................11 heures minimum (Article L 220-1 du code du travail)

De plus, le salarié ne peut travailler plus de 6 heures consécutives sans bénéficier d’une pause de 20 minutes minimum (Article L 220-2 du code du travail).

Un même salarié ne peut pas travailler plus de 6 jours par semaine (Article L 221-2 du code du travail).

 

Repos hebdomadaire.......................... 35 heures minimum (Article L 221-4 du code du travail)

Le repos hebdomadaire est égal à une durée minimale de 24 heures consécutives + les 11 heures consécutives de repos quotidien.

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Licenciement pour faute

Le licenciement pour faute est la sanction disciplinaire la plus grave en cas d’agissements fautifs d’un salarié.

En cas de licenciement pour faute, l’employeur doit respecter une procédure particulière. En effet, le licenciement pour faute rend impossible la poursuite des relations de travail et le maintien du salarié à son poste : le contrat doit donc être cassé immédiatement, sans tenir compte de la période de préavis.



Une cause réelle et sérieuse

Le licenciement individuel doit être justifié par une cause réelle et sérieuse. Celle-ci doit :

  • exister réellement dans les faits
  • être précise
  • être vérifiable
  • être suffisamment importante pour justifier la rupture du contrat

 

Faute grave ou faute lourde ?

La faute d’un salarié justifiant de son licenciement doit être basée sur un fait ou un acte allant à l’encontre du lien contractuel unissant salarié et employeur.

La loi ne précise pas ce qui peut être considéré comme une faute grave ou pas. Ce sont toujours des cas particuliers. On peut malgré tout donner quelques exemples récurrents dans la jurisprudence : absence injustifiée et répétée, refus d’effectuer une tâche de travail prévue par le contrat, refus de porter des équipements de protection, injures envers l’employeur ou d’autres salariés, vol…

Si la faute grave est sciemment commise par le salarié avec intention de nuire, cela devient une faute lourde.

 

La procédure de licenciement

La convocation

Le salarié doit être convoqué à un entretien préalable. L’employeur doit lui adresser une lettre recommandée avec accusé de réception, ou remettre la convocation en main propre contre signature d’une décharge.

Le contenu de la convocation doit notamment indiquer le motif de l’entretien et rappeler que le salarié peut se faire assister par la personne de son choix (délégués du personnel par exemple).

L’employeur dispose d’un délai de deux mois pour convoquer le salarié à l’entretien, à compter du jour où il a pris connaissance de la faute reprochée au salarié.


L’entretien préalable

Pendant l’entretien, l’employeur expose au salarié les motifs du licenciement et écoute les explications de celui-ci.

A la suite de l’entretien, l’employeur doit adresser au salarié une lettre de licenciement au plus tôt le surlendemain de l’entretien et au plus un mois après. Le motif du licenciement doit être exposé clairement. Cette lettre doit être envoyée en recommandé avec accusé de réception, ou être remise en main propre contre signature d’une décharge.

Les conséquences d’un licenciement pour faute

Dans le cas d’un licenciement pour faute, le salarié perd le bénéfice de plusieurs de ses droits.

La faute grave entraîne :

  • le départ immédiat du salarié sans période de préavis
  • la perte de l’indemnité compensatrice de préavis
  • la perte de l’indemnité de licenciement légale ou conventionnelle

La faute lourde entraîne :

  • le départ immédiat du salarié sans période de préavis
  • la perte de l’indemnité compensatrice de préavis
  • la perte de l’indemnité de licenciement légale ou conventionnelle
  • la perte de l’indemnité compensatrice de congés payés pour la période de référence en cours
  • éventuellement, le versement par le salarié de dommages et intérêts à l’employeur, en réparation du préjudice causé

Le salarié conserve intact ses droits à participation, intéressement et allocations chômage.

 

Peut-on contester un licenciement pour faute ?

Le salarié a la possibilité de contester son licenciement pour faute devant le conseil des Prud’hommes. Celui-ci étudiera la régularité de la procédure de licenciement et la justification de la sanction en fonction de la faute reprochée.

En cas de contestation, l’employeur est tenu d’apporter la preuve de la faute reprochée. Si un doute subsiste, il profitera au salarié qui pourra être réintégrer ou toucher une indemnité calculée en fonction du préjudice subi.

 

Pour en savoir plus

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Le congé paternité

Le congé paternité est accordé depuis le 1er janvier 2002. Les dispositions du congé de paternité figurent dans la loi de financement 2002 de la Sécurité sociale.

 

Quelle est la durée du congé de paternité ?

Le congé paternité a une durée de 11 jours consécutifs (samedi et dimanche inclus), non fractionnables. En cas de naissances multiples, il est allongé à 18 jours. Ce congé s’ajoute aux trois jours déjà prévus par la loi (article L 226-1 du code du travail). Rappelons que ces trois jours se décomptent en jours ouvrables, à partir de la date de la naissance de l’enfant.

Il est possible de prendre un congé paternité d’une durée inférieure à 11 jours.

 

Quand peut être pris le congé de paternité ?

Il doit être pris dans un délai de 4 mois après la naissance. Le père n’est pas obligé de cumuler ce congé avec les 3 jours dont il était déjà bénéficiaire.

Qui est concerné ?

Le congé paternité concerne tous les "actifs" : salariés du régime général de la Sécurité sociale, chômeurs indemnisés, travailleurs indépendants, employeurs, conjoints collaborateurs, salariés et non salariés agricoles, fonctionnaires, militaires…

Le lien de filiation avec l’enfant doit être établi. Une copie de l’acte de naissance de l’enfant ou du livret de famille remis à jour, ou, le cas échéant, de l’acte de reconnaissance, devra être transmise à la Caisse d’assurance maladie.

Vous êtes salarié : comment prévenir votre employeur ?

Le père doit informer son employeur un mois minimum avant le début souhaité du congé de paternité, par lettre recommandée avec accusé de réception. L’employeur ne peut pas refuser d’accorder le congé paternité.

L’indemnisation du congé paternité

Les indemnités journalières liées au congé paternité sont versées au père par la Sécurité sociale. Elles répondent aux mêmes critères et sont calculées de la même façon que les indemnités journalières versées à la mère dans le cadre du congé maternité.

En cas d’adoption

Toute adoption ouvre droit au congé paternité, dans les mêmes conditions que pour une naissance.

 

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Quels sont les droits d’un candidat lors d’une embauche ?
Société "Le Lièvre et la Tortue" recherche pour son site des Galapagos, un spécialiste scientifique dans la reproduction des tortues géantes. Célibataire sans charge familiale âgé de moins de 45 ans. Bac + 6 minimum – Expérience indispensable – Rigueur, autonomie et capacités d’adaptation appréciées. Envoyer CV et lettre de motivation à la direction des relations humaines – Société "Le Lièvre et la Tortue" – 224, route des Alizés – 75XXX Paris

 

Cette annonce (totalement factice, que les tortues des Galapagos me pardonnent !), vous auriez pu la trouver dans n’importe quelle revue scientifique. Pourtant, cette annonce est "hors la loi" ! En effet, la loi impose aux recruteurs un certain nombre de règles quant à la publication d’offres d’emploi ou la conduite des entretiens d’embauche.

 

Le principe de non-discrimination

Il est formellement interdit à un employeur de refuser l’embauche d’un candidat en raison de :

L’âge : s’il est interdit de mentionner une limite d’âge supérieure (comme dans notre fausse annonce), il est possible de faire figurer un âge minimal, si l’emploi proposé ne peut être confié à des salariés trop jeunes, ou si la réglementation interdit l’emploi des jeunes dans ce secteur d’activité (exemple : débits de boissons).

Le sexe (excepté pour les emplois de mannequins, d’artistes de spectacle ou de modèles). En revanche, si le travail proposé présente un caractère dangereux et est interdit aux femmes, il est possible de refuser une candidate.

La situation familiale.

La religion, la race ou la nationalité.

L’état de santé (sauf en cas d’inaptitude constatée par le médecin du travail).

L’état de grossesse.

L’appartenance à un syndicat et/ou l’exercice d’une activité syndicale.  

 

Une procédure de recrutement transparente

L’employeur est tenu d’informer les candidats des méthodes de recrutement utilisées. Celles-ci doivent être en rapport avec l’emploi proposé. Elles visent à vérifier les aptitudes des candidats et servent d’aide à la décision, l’objectif étant de trouver le meilleur candidat pour l’emploi proposé.

  • Les méthodes de recrutement peuvent être :
  • des tests de personnalité, de logique, de raisonnement…
    des questionnaires. Dans ce cas, l’employeur doit préciser le caractère obligatoire ou pas des réponses, les personnes qui seront destinataires des informations du questionnaire, et des possibilités, pour le candidat, de consulter et de rectifier les informations fournies ;
    des études graphologiques ;
    des essais professionnels.

 

Confidentialité et respect de la vie privée du candidat

Les résultats obtenus à la suite de la procédure de recrutement sont confidentiels. Ils ne seront communiqués au candidat qu’à sa demande. Lors d’un entretien de recrutement, le candidat peut refuser de fournir des renseignements à caractère personnel qui n’ont aucun lien avec l’emploi proposé. Ce n’est pas la peine de demander un extrait de casier judiciaire lors de l’embauche d’un boulanger. En revanche, un poste de convoyeur de fond nécessite la demande de ce type d’information. Enfin, le candidat ne doit pas donner de fausses informations : d’une part, car il est toujours facile de vérifier votre parcours professionnel, et d’autre part, car cela peut être un motif de rupture de contrat.

 

  Références

  • Articles L121-6 et s., L122-25, L122-45, L 123-1, L311-4 et L412-2 du code du travail
  • Articles L225-1 et L225-2, L432-7 du nouveau code pénal.

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Qu’est-ce qu’un essai professionnel ?
L’essai professionnel n’est pas réglementé par la loi. Il ne faut pas le confondre avec la période d’essai. Celle-ci intervient après la signature du contrat de travail, alors que l’essai professionnel se déroule pendant la période de recrutement. L’essai professionnel est toujours de courte durée. Il sert à vérifier la qualification et les aptitudes du salarié pour le poste proposé. Un essai professionnel peut être réalisé pour un poste de vendeur, de secrétaire…     

 

L’essai professionnel ne donne pas obligatoirement lieu à une rémunération, sauf dans les cas suivants :

  • L’entreprise tire profit de l’exécution du travail réalisé pendant le temps de l’essai professionnel (ex. : vente de produits)
  • La convention collective de l’entreprise prévoit le principe d’un essai professionnel rémunéré (ex. convention collective des ouvriers de la coiffure, convention collective des industries chimiques…)  

Remarque : si vous faites un essai professionnel rémunéré, vous êtes soumis aux cotisations de sécurité sociale, à la CSG et à la CRDS.

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